On pourrait s’inspirer de la chanson de Laurent Voulzy La Fille d’Avril pour décrire Pauline Croze : une femme discrète et mystérieuse, avec une voix immédiatement identifiable, un jeu de guitare particulier.
Depuis sa révélation aux Transmusicales de Rennes en 2003 et la sortie de son premier album éponyme en 2005 Pauline Croze est suivie par un public fidèle.
Avec la sortie de son nouvel album, Jour se lève, Pauline Croze nous plonge dans un voyage hypnotique entre pop onirique et poésie cinématographique.
Elle revient habiter la scène de sa voix vibrante et limpide, et nous parle d’un petit soldat à la peau fine, obstiné et secret, perdu entre désillusions amoureuses et désir, naviguant à l’infini entre sacré, ivresse lumineuse et volupté résignée.
Depuis sa révélation aux Transmusicales de Rennes en 2003 et la sortie de son premier album éponyme en 2005 chez Wagram, qui l’a emmenée jusqu’aux Victoires de la musique et au Prix Constantin et qui est devenue disque d’or, Pauline Croze est suivie par un public fidèle.
Elle a suivi ses chemins artistiques singuliers tout au long des albums qui se sont égrenés durant ce parcours.
Le deuxième album « Un bruit qui court » sorti chez le même label en 2007 propose un univers qui s’inspire plus des sonorités jazz et fusion, soul parfois avec une chanson comme « Jour de foule », toujours sur des textes autobiographiques et inspirés.
Le prix de l’Eden » en 2012 sort chez Cinq 7/Wagram et se distingue par des explorations sonores et textuelles plus abstraites.
Elle fait aussi une incursion vers la musique brésilienne en général et la bossa nova en particulier, sous la forme d’un album de reprises sorti en 2016 chez Un plan simple/Sony et dont la version de « La rua madureira » deviendra single d’or en 2023.
En 2017, elle crée son label Vilmamusica et se lance dans la production de l’album « Ne rien faire » aux couleurs plus acoustiques et s'entoure de Charles Souchon, alias « Ours », Romain Preuss et Marlon Bois à la réalisation.
En 2021 « Après les heures grises », album écrit durant le confinement, renforce un geste d’ouverture ou la chanson folk se mêle aux syncopes propres à la pop urbaine contemporaine.
En témoignent les titres « No derme « et » Phobe » réalisé par Charlie Trimbur.
Tout récemment, une réédition vinyle anniversaire des 20 ans du premier album est sortie pour célébrer ce beau parcours.
De nos souvenirs ancrés à un futur proche...Il n’y a qu’un pas et c’est aujourd’hui qu’il se franchit avec la sortie du nouvel opus de Pauline Croze
« Jour se lève » est un voyage hypnotique entre pop onirique et poésie cinématographique. Inspiré par la sensualité de Sade, la nonchalance de Mac DeMarco et le romantisme de Nick Drake. Un univers porté par des textes aux images vibrantes et aux sonorités limpides, naviguant entre mantras et litanies.
Il parle de visible et d’invisible, Il parle de sacré, de pureté, d’ivresse lumineuse et de volupté résignée...
Il parle d’un petit soldat, à la peau fine, obstiné et secret, perdu entre désillusions amoureuses et désir.
Crédit photo : Nicolas de Vincenzo